Nous entamons notre voyage vers les îles du Cap Vert espérant arriver à Sal. Mais encore une fois, houle et courant furent difficiles à contrer, nous forçant à abattre. Nous mettons alors cap sur Maio, une petite île au sud est de l’archipel. C’est donc là que nous jetons l’ancre après trois jours et demi de mer.
Une petite sieste plus tard, nous nous apercevons que la plage est sublime, que l’eau chaude et bleue turquoise. Pour couronner cette arrivée, une baleine passe à 50 m du bateau terminant sa balade dans le mouillage par un magnifique saut. Et cette fois Romain, nous avons une preuve en image !!
Seb retrouve ses bons réflexes sous l’eau et nous ramène de temps à autre le souper qu’il attrape au harpon ; soleils et balistes … Quant à moi, je préfère observer la vie sous-marine et me baigner aux alentours du bateau.
Après avoir bien profité de la plage et de la mer si belle, nous décidons d’aller jeter un coup d’œil à l’intérieur des terres. Nous partons donc pour un tour de l’ile de Maio en compagnie de Jean-Pierre et Nicole, deux Rochelais qui voyagent sur les mers depuis un bail. Cette excursion nous fait entrevoir une île aride et des villages très (trop ?) isolés. Malgré tout, c’est l’occasion d’acheter du fromage de chèvre « fait maison » et de nous balader sur des plages restées très sauvages.
Tout ceci est bien beau mais nous n’avions toujours pas effectué nos papiers d’entrée au Cap Vert. En effet, le visa n’est délivré que dans certaines villes du Cap Vert mais heureusement, le chef de la police maritime de Maio était très indulgent. Nous nous sommes donc rendu assez rapidement à Praia, ville la plus proche et capitale du Cap Vert située sur Santiago, l’île voisine de Maio. Pendant que Seb se rendait à la police maritime, je « gardais » le bateau car Praia n’a pas bonne réputation, des histoires de vols sur les bateaux circulent (même en journée et lorsque l’équipage est à bord parait-il).
Pour cette raison, nous quittons le mouillage de Praia, où nous étions le seul voilier, dès le lendemain et nous remontons la très jolie côte ouest de Santiago en direction de Tarrafal, une petite ville typique entourée de montagnes. Nous mouillons non loin de la plage des pêcheurs. L’ambiance y est tranquille, les hommes rentrent avec le poisson et les femmes le vendent. Dans la ville, nous croisons les lycéens en uniforme, les vendeuses de bananes et de coco, les Sénégalais qui vendent leurs bijoux et quelques surfeurs. Nous croisons de nouveaux bateaux et passons de bonnes soirées à bavarder, se raconter des histoires de marins et à partager les quelques poissons pêchés et même une langouste !
Nous nous préparons pour la traversée de l’Atlantique, Seb monte dans le mat plusieurs fois dans l’espoir de remplacer une drisse … pas facile avec le vent et la houle, mais nous avons finalement trouvé un système. Après le mat, la coque ! C’est parti pour quelques heures de carénage en apnée dans le but de rendre la coque lisse et que le bateau glisse tout au long des 2200 milles qui nous séparent de Trinidad & Tobago. Nous nous occupons également de l’avitaillement. Nous nous rendons au marché et je tente de faire du pain maison … pas mal pour un premier essai ! Il nous reste à trouver des hameçons et des lignes de pêche de rechange et nous serons prêts à partir.
Une dernière balade afin de nous dégourdir les jambes avant cette longue traversée qui nous attend, un dernier tour sur internet pour mettre le blog à jour et on vous dit : A BIENTÔT LES P’TIS AMIS !
Toutes les photos dans l'album "Cap Vert".